Kalach story

Kalach story

Un projet théâtral transafricain contre la prolifération de la violence et pour la sécurité alimentaire

L’argument du spectacle

Un fusil d’assaut AK 47 (la kalachnikov) raconte son histoire. Un personnage – Kalach – joué par un acteur incarne l’objet. Kalach est accompagné d’un comparse nommé Le Boy, son serviteur. Le Boy représente ceux qui ont assujetti leur destin à l’usage des armes. Kalach a un plan : répandre la cupidité et la violence en Afrique, générer la misère et la faim jusque dans les zones les plus propices aux productions agricoles. Une femme réagit par la danse à la violence des propos. L’Afrique ?

Qu’est-ce qui nous arrive ?

L’agriculture, l’élevage, la capacité à produire son alimentation, à préparer le plat familial, à mettre le fruit de son travail sur le marché et à en tirer les revenus nécessaires à l’existence, toutes les sociétés d’aujourd’hui ont hérité de savoirs, de savoir-faire, de savoir-vivre pour les mettre en œuvre. Mais dans certaines parties du monde, en Afrique notamment, on voit se désagréger ces savoirs et ces pratiques sous l’effet de prédations armées multiformes. Tant que cette pathologie sociale n’est pas nommée avec des mots justes, elle provoque un désarroi stérilisant. S’en donner une représentation sensible et réfléchie permet d’engager la mise au point de soins efficaces

Davantage qu’un spectacle

Le projet s’articule autour d’un spectacle – Kalach Story – destiné à sensibiliser les esprits. Mais ce moment de représentation est relié de mille fils au concret de la situation qu’il évoque. Grâce à l’engagement de l’agence de Goma de l’ONG allemande WeltHungerHilfe, il est initialement produit dans le Kivu, particulièrement touché par ce mal. Il s’accompagne d’un travail d’action culturelle qui implique les communautés à qui le spectacle est proposé. Il s’appuie sur des expérimentations analogues développées au Mali, en Centrafrique, au Cameroun par le réseau Culture en partage.

Une équipe artistique expérimentée et ouverte

Le projet est proposé par le réseau Culture en partage, dans une dynamique déjà éprouvée en Centrafrique avec la diffusion et la création de trois spectacles fondés sur l’échange de compétences au sein de la communauté artistique africaine. L’objectif est d’aboutir à un objet culturel capable de sensibiliser efficacement le public du Kivu, mais aussi de s’adapter à d’autres régions du Congo et de l’Afrique. Il sera créé dans une double version, française et swahili, et est conçu pour se glisser sans difficulté dans d’autres langues et communautés d’Afrique (Bambara au Mali, Sango en Centrafrique).

Une pièce en huit scènes

 

Le spectacle est joué par deux comédiens et une comédienne-danseuse. Les deux personnages de la pièce sont Kalach, personnification de la kalachnikov proposée en symbole des germes de désagrégation sociale, et Le Boy, qui représente les personnes asservies aux desseins de Kalach. La danseuse personnifie l’Afrique, violentée par Kalach.

 1 – Kalach se présente

Kalach nait en Europe de l’immense boucherie de la seconde guerre mondiale. Il se donne pour mission d’ouvrir l’Afrique sur les massacres de masse, de ne pas la laisser « à la traine ».

2 – Le désarroi de Le Boy

Le Boy est à la dérive, sur les rives de la Méditerranée, dans un pays dévasté. Il exprime son désarroi à travers une conversation intérieure avec sa mère.

3 – La rencontre

Kalach propose à Le Boy de le servir et de l’extraire ainsi de sa déprime. Premier « médicament », la drogue…

4 – L’arme de la faim

Kalach dévoile son plan à Le Boy : se rendre indispensable en propageant partout, grâce à l’insécurité, une faim dévastatrice.

5 – Monter les cultivateurs contre les éleveurs

Première équipée des deux comparses : Le Boy, déguisé en berger fanatisé, attaque un village de cultivateurs. Représailles. Chaos. 

6 – La tyrannie du désir masculin

Kalach convainc Le Boy d’utiliser sa nouvelle puissance pour assouvir ses pulsions. Le voyage les amène dans une secte qui capture des femmes pour en faire des esclaves sexuelles.

7 – La fièvre des mines

Dernière étape : un pays doté d’immenses ressources minières, mais qui, livré au banditisme, fait de cette richesse la source de son effondrement et du ravage de la production agricole.

8 – L’apparition

Le récit est ponctué de moments énigmatiques. Une femme passe, danse, disparait. A la fin. du « voyage », la femme entre sur scène entourée d’enfants. Invulnérables. Elle représente l’Afrique et « les ancêtres » de l’Afrique. Leur parole rappelle que l’Afrique n’est pas vouée à la désagrégation voulue et provoquée par Kalach, qu’elle a en elle même de puissants anticorps qui ne demandent qu’à être cultivés. Les enfants auront été mobilisés pour l’occasion à travers un travail d’action artistique.

Des versions radiophoniques à vocation panafricaine

Une version radiophonique de la pièce a été écrite en français. Elle sera traduite en langues africaines, répétée, enregistrée et fournie aux radios locales, principalement les radios communautaires. C’est un moyen d’aller partout, notamment dans les zones à la sécurité précaire. Cette version radiophonique a vocation a être traduite dans le maximum de langues et à être diffusés partout où ce sera possible. La diffusion pourra se faire en continu, ou sous forme d’une série de huit épisodes. Elle étend considérablement le caractère panafricain du projet. Elle donne du travail à de nombreux artistes, du contenu à de nombreuses radios, des outils à de nombreuses organisations. Elle constitue peut-être un modèle fécond pour la vie culturelle en Afrique. Elle est un premier pas vers la captation d’une version audiovisuelle à destination des télévisions et des réseaux.

La version radiophonique s’appuie également sur l’éditeur numérique malien BiBook, qui proposera la pièce à la fois en version texte (français) et dans ses versions audio (langues locales) sur la totalité du WEB.

                           

Financements

Le couplage spectacle vivant/version radiophonique multiplie les possibilités de financement. De l’engagement de WeltHungerHilfe/Goma est né un texte et de premières réflexions sur sa traduction théâtrale. Ces éléments déjà financés sont de ce fait à disposition du projet global. La production d’une version radiophonique est beaucoup moins onéreuse que celle d’une version spectacle vivant (autour de 3000 €). On peut donc solliciter les structures engagées sur les questions traitées par le spectacle : alimentation, paix, violences faites aux femmes, gouvernance, etc. Il doit être également possible, sur une diffusion de masse, de s’adjoindre le soutien de marques désireuses de développer une communication quantitativement et qualitativement gratifiante. Les versions radiophoniques en langues locales produiront de l’envie et devraient se traduire à terme par la multiplication des versions spectacle vivant.

Production

L’argument proposé permet un spectacle relativement léger en production (deux comédiens et une danseuse sur scène). Les moyens disponibles peuvent ainsi être consacrés à son rayonnement : la diffusion au Congo ; l’action culturelle incluse dans le projet (travail avec les enfants qui figureront les ancêtres) ; le bouturage du spectacle dans d’autres régions d’Afrique en proie à la violence. Cette ouverture est une façon de marquer la solidarité souhaitable de l’Afrique face au fléau représenté par la menace de désintégration sociale. Une façon également de partager des expériences artistiques très probantes. La production de Kalach Story s’appuie en effet sur une riche expérience développée en Centrafrique, au Mali, au Cameroun par le réseau Culture en partage. Le spectacle a vocation à être créé en swahili, puis à se décliner dans les langues des pays où il sera diffusé. Une version francophone permettra de rayonner dans cet espace linguistique.

Le texte est écrit par Jean-Louis Sagot-Duvauroux, philosophe et dramaturge, un des fondateurs de la Compagnie BlonBa (Mali). Le spectacle bénéficie de l’expérience de François Grosjean, ancien directeur des Alliance française de Bangui et de Trivandrum (Inde), comme directeur de production.

Echéances

La production de Kalach Story débouchera sur une tournée de 20 représentations en swahili dans le Kivu. Echéance envisagée : février 2020. Il est pressenti pour être joué au Mali dans une version bambara dans le cadre du programme « La création en 1000 jours », ainsi qu’aux festivals des francophonies de Pondichéry (Inde), de Limoges (France) et de l’EM FEST (Essonne) dans la version française. Au delà du Congo-RDC et du Mali, plusieurs équipes artistiques ont fait connaître leur souhait de participer au projet : Souleymane Sow et la compagnie Dumanlé en Côte-d’Ivoire, Alexandre Guêdêgbé et l’Atelier Coluche/Bénin, la radio Culture FM et le Festival international de Bogso-Eséka au Cameroun.

 

 .      Le porteur du projet est le réseau Culture en partage représenté par l’association BlonBa en partenariat avec l’ONG allemande Welthungerhilfe (agence de Goma, Kivu, RDC). Soutien des coopérations allemande (BMZ) et française (Institut Français de Goma)

 Contacts :
Marie-Christine Monnier (WeltHungerHilfe-Goma) mariechristine.monnier@welthungerhilfe.de +243 827 857 956
François Grosjean, directeur de production : francois.grosjean2@gmail.com +33 633 51 28 11
Jean-Louis Sagot-Duvauroux (Culture en partage) jlsd@club-internet.fr +33 676 68 34 81
Alladji Sy (Culture en partage – Mali) ismaylsi24@hotmail.fr +223 70 41 17 97

 

 

 

août 14 @ 16:15
16:15

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